Le gouverneur directeur de l’Agence urbaine de Casablanca, M. Allal Sakrouhi, a présenté, mercredi à Casablanca, les grands axes et le cadre réglementaire du plan de développement stratégique du Grand Casablanca.
Les débats soulevés par la présentation de ce schéma, fruit d’études approfondies destiné à hisser la capitale économique du Royaume au rang des métropoles internationales, ont été animés par le directeur de la publication du quotidien “Aujourd’hui le Maroc”, M. Khalil Hachimi Idrissi, dans le cadre “des petits déjeuners de l’excellence”, organisés par le journal sous forme de rendez-vous traitant chaque fois un thème d’actualité.
Elaboré en pleine concertation et implication de toutes les parties concernées directement par le destin de Casablanca et sa périphérie, ce plan vise à répondre à l’émergence de la nouvelle dynamique funny arab portal qui traverse les structures socio-urbaines de la ville, a indiqué M. Sakrouhi.
Pour le gouverneur de l’Agence urbaine, les mutations que connaît actuellement Casablanca interpellent pouvoirs publics, secteur privé et société civile à changer leur manière de voir cette ville qui sera peuplée de près de 6 millions d’habitants en 2030, contre 3,6 millions en 2004.
C’est pour cela qu’on peut dire que les nouveautés contenues dans les volets de cette stratégie de développement résident, entre autres, dans une nouvelle vision de gérer la première métropole du Maroc par l’implication de tous les acteurs socio-économiques, politiques et culturels influant sur la vie quotidienne de cette cité, a-t-il expliqué.
Toutes ces forces vives sont représentées dans un comité de pilotage présidé par le wali de la région du Grand Casablanca pour faire de la ville, une métropole productive et intégrative, dotée d’un observatoire permettant de collecter des informations et de canaliser une transition triangulaire que connaît actuellement la population casablancaise et que l’on peut résumer en trois principales mutations urbaine, démographique et économique, a-t-il précisé.
Et d’ajouter que cette mobilité à trois niveaux implique impérativement une nouvelle approche de gérer et anticiper la dynamique socio-économique de Casablanca. La nouvelle stratégie de développement de la ville, a-t-il poursuivi, est en fait un chantier complet et structuré apte à réponde aux impératifs de la modernisation des offres métropolitaines indispensables pour positionner Casablanca à l’international.
L’élargissement du Port de Casablanca, la mise à niveau du maillage routier, la réduction de la pollution, la mise en place d’une trame régionale, l’aménagement du front de mer, la création de près de 2,2 millions d’emplois en 2030, la préparation des espaces dédiés aux activités spécifiques et la création de zones industrielles et technopoles, sont des projets évalués et programmés figurant sur l’agenda du plan de développement stratégique de Casablanca.
Ce plan prévoit également le développement du tourisme d’affaires, la création d’une plate-forme logistique de fret, la protection des espaces ruraux entourant la ville par l’interdiction formelle d’y construire et l’augmentation du nombre de parcs d’expositions.
L’aménagement des espaces réservés à la construction de logements sur la périphérie de Casablanca, en faveur de la classe moyenne, figure aussi dans le schéma directeur de cette stratégie. Au niveau cultuel et sportif, M. Sakrouhi n’a pas manqué d’assurer que la capitale économique du Royaume sera choyée par la construction d’un théâtre-Opéra, d’un aquarium et de nouveaux complexes sportifs.
Ces actions intégratives seront renforcées par la mise en place d’un dispositif juridique destiné à réglementer le marché foncier pour lutter contre les transactions spéculatives en ce domaine, a-t-il dit, précisant que l’efficacité de ce dispositif passe par l’implication des opérateurs privés aux côtés des autorités de tutelle.